Comme une ombre
Michel Schneider


Un
roman à l'inquiétante étrangeté où
le réel le plus sombre et l'imprévu des comportements
dessinent un univers aussi décalé qu'envoutant.
Comme une ombre nous révèle un homme lucide, cynique parfois dans sa vision des rapports avec l'autre.
Le texte est voluptueux et admirablement bien écrit.
Une écriture dramatique juste, pour une histoire largement romancée, mais ô combien réaliste.
« Il y a des histoires qui
veulent être racontées. J’écris celle de mon
frère comme en un miroir. Mais on ne sépare pas
d’un miroir l’image qui s’y reflète. »
Comme une ombre, c’est l’histoire de deux frères,
Michel et Bernard, de leur enfance, de leur rivalité
secrète, de leur impossible amour. D’effrayantes
symétries entre les objets, les noms, les guerres, les amours.
Des images obsédantes : une piscine municipale au bord de la
Seine, un dancing, une caserne à Blida, un été
espagnol… Et la mystérieuse L.
Michel Schneider raconte ici l’enquête du narrateur sur les
traces de son double perdu : la guerre d’Algérie et ses
douleurs, la musique et ses consolations, les femmes partagées
– à commencer par la mère – le désir,
la trahison. Il explore le plus intime et confie la difficulté
de grandir privé de son ombre.
Cherchant les mots qu’il ne lui a pas dits, et qui lui auraient
ouvert ses bras, le survivant adresse au frère disparu une
lettre qui ne lui parviendra pas.
Michel Schneider est né
en 1944. Psychanalyste et écrivain, il est l’auteur chez
Grasset de Morts Imaginaires (2003, Prix Médicis de
l’essai), et de Marilyn dernières séances (2006,
Prix Interallié).
336 pages
20 €

